One Day at a Time Netflix une

One Day at a Time – série Netflix

Il y a quelques semaines, j’ai entendu parler de One Day at a Time. Série Netflix développée par Gloria Calderon Kellett et Mike Royce, elle est le remake de la série du même nom datée de 1975. Autant dire que j’étais peu tentée par l’idée de voir un remake. Les séries des années 70-80, on les a vues et revues sur M6 quand on était petit et si on n’en refait plus des comme ça, ce n’est pas pour rien. Les rires enregistrés, le décor typique avec vue sur le canapé trois places, salle à manger dans le fond et porte de droite qui mène à la cuisine et, enfin, le cadre familial papa, maman, deux enfants sont passés de mode. Et encore une fois, on nous vend du remake et ça commence à être un peu too much. Avec toutes les séries originales type sitcom qui sortent ces dernières années (Modern Family, Unbreakable Kimmy Schmidt, Last Man on Earth, ou Younger), pourquoi se fatiguer à en refaire une qui a déjà duré neuf saisons à l’époque de sa diffusion ? Non seulement l’idée de revoir une série typiquement sitcom ne m’enchante pas, mais si en plus c’est le remake d’une ancienne série, je préfère passer mon tour. Puis une après-midi de grand froid (Janvier, ou le mois où j’ai commencé 4 nouvelles séries parce qu’il faisait trop froid pour sortir de chez moi), j’ai finalement décidé de tenter le coup.

One Day at a Time Netflix 4

Penelope, cubaine d’origine et ancienne militaire, vient de divorcer de son mari, militaire lui aussi. Elle vit avec sa fille, son fils et sa mère dans un petit appartement. Leur voisin Schneider a le don de s’incruster pour le dîner et aide beaucoup Penelope quand il s’agit de garder ou d’emmener son fils au sport. Le résumé affiche clairement les ficelles de la sitcom traditionnelle mais, au final, One Day at a Time est une série qui ne ressemble à aucune autre. Les thèmes qu’elle aborde sont modernes, ils touchent l’actualité. On y parle de religion, de rêve américain, d’origines, de traditions et d’immigration. Mais aussi, un épisode entier est consacré à l’aide apportée aux vétérans à leur retour de mission à l’étranger et aux conséquences qu’ils subissent lorsqu’ils ne veulent pas se faire aider. La série aborde des sujets très féministes comme l’ancienne tradition de la Quiceanera qu’Elena, la fille de Penelope, refuse de faire. On y parle aussi de maquillage pour être belle aux yeux des autres et de l’égalité salariale entre hommes et femmes. L’homosexualité est aussi un sujet important de la série. La compréhension et les étapes vers l’acceptation de l’autre sont montrés de façon très juste, ainsi que l’étroitesse d’esprit des personnes moins ouvertes à la différence.

Au final, juste est le mot qui définit au mieux la série car elle décrit parfaitement les sentiments des uns et des autres face aux événements qu’ils vivent. La série vous donne le droit d’être différent et d’être accepté par votre entourage. Elle vous donne le droit de douter, avant de réussir à mieux comprendre et accepter l’autre. Elle vous donne le droit d’être humain et de faire des erreurs. One Day at a Time est donc la série qui saura vous parler de sujets graves et profonds sans tomber dans le mélodramatique et en vous touchant au plus profond de votre être. Elle redonne foi en l’humanité, en la famille.

Alors si comme moi vous avez une après-midi de libre, qu’il fasse froid, qu’il pleuve ou même qu’il fasse beau, je vous conseille fortement de binge watcher cette série moderne, touchante, drôle et juste.

  1. Je ne connaissais pas du tout cette série et pourtant je passe beaucoup de temps sur Netflix !
    Je vais y jeter un coup d’œil ce week end :)

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