Skiptracing

Skiptracing – Mild High Club

S’il y a bien quelque chose que j’aime faire avec la musique, c’est l’associer à des instants particuliers. En l’occurrence, trouver quel serait le type de musique parfait pour chaque moment : quel morceau passer pour mettre de l’ambiance à une soirée ? Quel morceau pour se réveiller le matin ? Pour faire passer plus vite le temps dans les transports en commun ?

C’est une activité somme toute assez banale. Néanmoins j’ai un certain souci de perfectionnisme : toutes les soirées, les matinées ou les voyages en transport en commun ne se ressemblent pas. Et le caractère unique de chaque moment se doit d’être mis en valeur par une musique tout aussi unique.

Skiptracing 2

Apparaît alors Skiptracing, le dernier album du Mild High Club. Ce nom ne doit pas vous dire grand-chose. Le groupe a tourné avec Mac de Marco, et, comme ce dernier, confectionne des morceaux lo-fi aux influences 60’s-70’s marquées. Cependant le Mild High Club se différencie complètement de ce dernier sur de nombreux points.

Alex Brettin, leader, compositeur et chanteur du groupe (rien que ça) est un amateur de musique de la première heure. Son premier disque était Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band, le chef d’œuvre des Beatles. Et cela se sent à l’écoute. Skiptracing est confectionné à la manière des plus grands chefs d’œuvre de la musique pop contemporaine : une fluidité, une originalité instrumentale et une homogénéité unique dans son ambiance. Pour décrire celle-ci, une accumulation de quelques mots-clés me semble plus parlant qu’un ensemble de phrases descriptives : pop psychédélique, planante, jazzy, paresse, road trip crépusculaire. Quelques harmonies par-ci par-là enveloppent le tout et c’est un étonnant mélange baroque que nous avons, un objet musical détonnant avec un caractère unique qui ne fait que le rendre plus attachant à nos oreilles.

Un certain soin est accordé aux transitions entre les morceaux, qui se fondent les uns dans les autres avec une délicate justesse (l’enchaînement Homage/Cary Me Back). Une telle fluidité rend l’album parfait pour agrémenter une atmosphère. Mais l’attention particulière accordée à chacun des morceaux lui permet également d’être une pièce à écouter attentivement, lorsque l’on ne possède rien d’autre à faire. La douce mélancolie de l’album est un univers à part, que l’on n’a pas vraiment envie de quitter. La brièveté de l’album n’arrange pas les choses, mais au moins on sait qu’on le réécoutera dans très peu de temps.

Skiptracing sera donc mon premier album estival, celui qui accompagnera à merveille les instants de relâchement dans une ambiance ralentie et une chaleur moite. Il conviendra donc aux soirées calmes, aux matins difficiles, et à l’ambiance délétère des transports en commun les jours de grande chaleur.

Pour écouter l’album, rendez-vous par ici !

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